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Ouverture solennelle


Pourquoi l’Heure des choix? Quels défis? Quelle marge de manoeuvre sur le plan citoyen et politique? Quel(s) objectifs poursuivis par les Rendez-vous européens de Strasbourg? Quelles suites à donner aux propositions qui émergeront tout au long de cette semaine?

Durée :

XIIe Rendez-Vous Européens de Strasbourg : L'Heure des Choix

Du au

Hôtel de Ville, Strasbourg

Université de Strasbourg

Le thème de cette 12ème édition est celui de l’Europe des choix. Concrètement, quels défis, enjeux sociétaux d’ici 10, 15, 20 ans ? Comment y répondre à l’échelle européenne ? Comment devenir moteur d’une évolution positive à l’échelle internationale ? Quelles politiques publiques proposer pour répondre à ces défis, que ce soit dans le domaine climatique, de l’emploi, de la formation et de l’enseignement, des transports, de l’éducation, de l’accueil des réfugiés et migrants, ou dans nos relations avec des pays tiers, ou encore du fonctionnement de nos démocraties ?
En écho avec les thématiques posées dans le cadre des 5 scenarii de la Commission européenne pour l’avenir de l’Union mais également au regard des préoccupations portées dans d’autres secteurs d’activité comme la culture ou l’égalité des genres, les Rendez-vous auront enfin pour objectif d’être force de proposition(s), susceptibles d’être relayées auprès des instances européennes et nationales ainsi qu’auprès des médias et des citoyens.

https://rvesblog.wordpress.com/

Thème(s) : Sciences politiques

Sciences juridiques et politiques

Producteur : Université de Strasbourg

Réalisateur : Université de Strasbourg

Thèmes : transports, démocratie, Eurozone, environnement, climat, Afrique, co-développement, égalité femmes-hommes

Ouverture solennelle

Pourquoi l’Heure des choix? Quels défis? Quelle marge de manoeuvre sur le plan citoyen et politique? Quel(s) objectifs poursuivis par les Rendez-vous européens de Strasbourg? Quelles suites à donner aux propositions qui émergeront tout au long de cette semaine?

Conférence introductive

«La société collaborative et numérique nous entraîne dans une mutation économique et culturelle aussi puissante que celle de la révolution industrielle. Alors qu’une classe ‘nomade créative’ rassemble innovation, mobilité et liberté individuelle au cœur des métropoles productrices de richesses, les classes hier ‘dominantes’ – les ‘néo-sédentaires’ – se retrouvent exclues, perdues, publiait récemment le sociologue Jean-Viard, dans son ouvrage Il est enfin temps de penser l’avenir. Si on élargit le point de vue à ce que Jeremy Rifkin appelle la troisième révolution industrielle, elle accélère les mutations de notre monde. Mais elle est un très grand créateur d’angoisse, car sa capacité à transformer le processus de production, en particulier par la robotique, paraît sans limites. Combien y aura-t-il demain d’emplois productifs ? Comment seront réparties les richesses ? Saurons-nous inventer dans de nouveaux secteurs les emplois que nous perdons dans les anciens ? Comment financer alors notre protection sociale ? Ces questions essentielles n’étant pas débattues, il est logique que les milieux populaires soient inquiets. Et il est préoccupant que nous ne nous préparions pas à ces bouleversements». L’enjeu premier de cette 12ème édition des Rendez-vous européens de Strasbourg.

Nouveaux corridors transeuropéens et projet Obor : clé de voûte des échanges commerciaux de demain ?

«La reprise reste inégalement répartie dans la société et entre les régions. S’attaquer aux conséquences de la crise, que ce soit le chômage de longue durée ou les niveaux élevés d’endettement public et privé dont souffrent un grand nombre de parties de l’Europe, reste une priorité urgente ». Plusieurs initiatives de la Commission ont vu le jour ces dernières années, parmi lesquelles le projet de mise en œuvre d’un réseau central transeuropéen de transport multimodal à l’horizon 2030, visant à mettre en place les infrastructures et les interconnexions nécessaires afin d’assurer la libre circulation des personnes et des marchandises et de soutenir la croissance, l’emploi et la compétitivité dans l’UE. Pour la Commission, l’objectif est de « garantir que progressivement, d’ici à 2050, la grande majorité des entreprises et des citoyens européens ne soient pas à plus de 30 minutes de temps de trajet de ce vaste réseau» de neuf corridors.
Parallèlement à ce projet d’envergure, plus à l’est, la Chine a initié, par une déclaration commune signée le 15 mai 2017 par 30 Etats (dont la Russie et la Turquie), le projet «One Belt, One Road» (projet Obor), «Une ceinture (terrestre), une route (maritime)», consistant à relier par de nouvelles infrastructures l’Asie, l’Europe et l’Afrique. A l’issue de ce sommet, la Chine a annoncé que 68 pays étaient désormais officiellement associés au projet, et que 270 accords de coopération avaient été signés. D’un coût titanesque – 1.000 milliards de dollars d’investissements déjà promis dans des projets autoroutiers, énergétiques, ferroviaires et portuaires, selon les médias d’Etat chinois, et plusieurs trillions encore à investir– ce projet pourrait permettre à la Chine de tisser des relations privilégiées avec l’Eurasie comme avec l’Afrique et d’y englober 68 pays représentant 4,4 milliards d’habitants et 40 % du PIB mondial. Pour l’heure peu encline à s’associer à ce projet, l’Union européenne n’aurait-elle néanmoins pas, à moyen terme, un intérêt économique et géostratégique marqué à s’associer à un tel projet en réussissant à interconnecter ses 9 corridors en projet au projet Obor, permettant ainsi de relier deux des plus grands marchés mondiaux entre eux et d’y favoriser la circulation de biens, de services et des personnes? Danger économique, utopie commerciale ou stratégie d’avenir, les Européens ne pourront longtemps évincer la question.

Un gouvernement économique pour la zone euro : un enjeu démocratique

Un ministre de la zone euro, un budget de la zone euro, et donc un parlement de la zone euro… Les propositions fusent. L’heure serait-elle venue d’un gouvernement économique de la zone euro ? Le miracle de l’intégration européenne serait en voie d’être accompli : la monnaie fera bientôt le roi. Le Brexit n’aura donc pas eu raison de la construction européenne ; au contraire, celle-ci peut être relancée à condition de faire un choix fondamental, celui de la différenciation, en recommençant par la zone euro. Telle est la gageure à relever lorsqu’il est question d’instituer un « gouvernement économique de la zone », expression par laquelle on synthétise la palette de propositions visant à constitutionnaliser la zone euro en créant un Trésor, un Ministre des finances, un budget de la zone euro.

Défi climatique : Une chance pour l’Europe de reprendre un leadership économique ?

Les effets du dérèglement climatique auront non seulement des impacts environnementaux mais également sociaux, économiques, migratoires, géopolitiques. Quels sont-ils ? A quels défis l’Europe doit-elle se préparer dans les prochaines années ? L’Accord de Paris, qui plus est sans le soutien de Washington, peut-il suffire à pallier les difficultés à venir ? Et en quoi celui-ci peut être moteur d’un changement positif porté par les européens ?