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Débat

Mme Anne Bory

CLERSE-Lille 1

M. Serge Bernard

chercheur associé, ICOTEM-Poitiers, EXPERICE Paris 13

Humanités, Innovation et Création : Nouveaux Usages ? Nouvelles Critiques ? Animation : Anne Bory (CLERSE-Lille 1), Serge Bernard (chercheur associé, ICOTEM-Poitiers, EXPERICE Paris 13)

Durée :

IVe Congrès de l'Association Française de Sociologie : Création & Innovation

Du au

campus de St-Martin d'Hères, Grenoble

AFS - Association française de sociologie

L'Association française de sociologie (AFS) a tenu son IVème congrès du 5 au 8 juillet 2011, à Grenoble, sur le thème CREATION & INNOVATION. Son invité d'honneur était Pr Andrew Abbott de l'University of Chicago. Plus de 1200 sociologues étaient présents.

Ce site permet de visionner la plupart des sessions plénières et semi-plénières qui ont eu lieu pendant les matinées du congrès : la conférence inaugurale du mardi 5 juillet 2011 (avec Andrew Abbott), les Etats Généraux de la Sociologie du mercredi 6 juillet 2011, et six sessions semi-plénières consacrées au thème Création & Innovation (jeudi 7 et vendredi 8 juillet 2011).

Le programme détaillé des matinées est accessible <a href="http://www.afs-socio.fr/Congres2011/MatineesCongresAFS2011.pdf">ici</a> et le programme détaillé des 45 réseaux thématiques qui se sont déroulés les après-midis est accessible <a href="http://www.afs-socio.fr/formListeRT11.html">ici</a>

http://www.afs-socio.fr/

Thème(s) : Sciences Humaines et Sociales

Lettres, Arts, Langues et Civilisations, Sciences humaines, sociales, de l’éducation et de l’information

Producteur : Université de Strasbourg

Réalisateur : Colloques et Conférences

MOINS D’HUMANITES... PLUS D’EVALUATION

L'humain à l'épreuve de la norme, de l'évaluation et de la technique

Mme Marie-José Del Volgo

Psychologie - Aix-Marseille / Faculté de Médecine. Co-initiatrice de L'appel des appels. Elle a notamment publié (avec Roland Gori) : L'idéologie de l'évaluation : un nouveau dispositif de servitude volontaire ?

Comptabiliser, chiffrer, quantifier, contrôler nos activités et les normaliser, localiser dans
le cerveau, nos émotions, nos comportements rationnels ou irrationnels, est bien plus simple, plus commode, plus adéquat à notre culture de la performance et
moins coûteux que l’attitude de raconter notre histoire, celle d’analyser les situations autrement que par des chiffres et des courbes. Pourtant les sciences
humaines exigent un travail plus ardu que les autres sciences, « la rigueur de ces sciences n’a rien à voir avec l’exactitude du calcul » (Heidegger, 1938). Une
société qui cultive les valeurs de la libre entreprise et du management, est déstructurante pour « l’humanité dans l’homme ». La technicisation du langage et de
la vie avec l’évaluation comme maître-mot récuse d''autant mieux l’homme tragique, conscient de ses limites, que notre société et nos modes de gouvernement
sont en opposition avec tout ce qui le fonde comme inachèvement, faiblesse, angoisse, doute, tristesse qu’on la nomme mélancolie ou dépression

L’évaluation au travail et du travail dans les grandes organisations contemporaines

Mme Marie-Anne Dujarier

sociologue du travail et des organisations, Université Paris III-Sorbonne nouvelle / École polytechnique. Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologique économique (CNAM-CNRS). Elle a notamment publié : L’Idéal au travail (PUF, 2006) et Le Travail du consommateur. De MacDo à E-Bay : comment nous coproduisons ce que nous achetons, La Découverte, 2008.

Ma communication traitera de l’évaluation au travail et du travail dans les grandes organisations contemporaines. Il s’agira de montrer que les systèmes
d’évaluation s’inscrivent dans une histoire moderne de la mesure des hommes et de leur activité. À partir de données empiriques, je défendrai l’hypothèse
selon laquelle l’« évaluation » produit non pas des valeurs, mais des mesures et des jugements. Ceux-ci font l’objet d’une automatisation. Bien que les critiques
sociales et sociologiques sur ces systèmes abondent, notamment parce qu’ils empêchent une évaluation qualitative et délibérative, ils prospèrent. Nous pouvons
comprendre cet apparent paradoxe en examinant de manière compréhensive le travail réel des différents acteurs concernés : dirigeants, concepteurs des
systèmes d’évaluation, cadres de proximité et évalués.

De la disparition des SHS et conséquemment des Universités

M. Patrick Vassort

Sociologue du Sport et de la Politique, Université de Caen – CERReV. A notamment publié (avec Nicolas Oblin) : La crise de l’Université française. Traité critique contre une politique de l’anéantissement.

Peut-on sérieusement évoquer la disparition ou la quasi disparition des « humanités » au sein
de l’Université sans évoquer la disparition de l’Université elle-même ? Autrement dit de ce qui a constitué historiquement l’Université au fil des siècles ?
Étymologiquement le terme université vient du latin universitas qui signifie universalité ou totalité, mais une totalité dans toute sa diversité interne. Cet
universitas est également employé au sens bas-latin de « collège » ou de « corporation », ce qui renvoie à cette totalité. C’est cette dernière, cet univers, qui
aujourd’hui est devenue la cible du capital en tant que lieu potentiel de reproduction et d’accroissement de celui-ci. Elle est également devenue cible du fait
que la corporation des « savants » ou des « chercheurs de vérité » est, a priori, un frein à cet accroissement, si et seulement si cette corporation s’attache à
l’accroissement de l’humanité de l’homme ou à celle de la « vie bonne »».
L’Université en tant que lieu de connaissance ou, comme le prétend Karl Jaspers, lieu de recherche de la vérité, est donc aujourd’hui en phase de mutation.
Celle-ci s’effectue sur des bases managériales qui opèrent l’instrumentalisation de cette institution au mépris de sa mission premi ère et au profit d’une
marchandisation généralisée du monde, des idées, des individus.
Ainsi le management d’entreprise est enraciné par les institutions politiques nationales et internationales dominantes qui imposent les méthodes, la
terminologie et les outils des VRP, des commerciaux, des économistes formés au sein des écoles de commerces les mieux réputées. Au milieu de ce tissu
idéologique capitaliste et de cet entrelacs de réformes gouvernementales, se trouvent la « gouvernance », l’« innovation », l’« excellence », l’« expertise »,
l’« évaluation » qu’il nous faut désormais définir, analyser, conceptualiser, pour comprendre et combattre la destruction programmée de l’Université en tant
qu’institution de recherche et de passation intergénérationnelle des connaissances.
Il s’agit également de montrer comment, confronter à ces outils, les Universités en tant qu’institutions d’éducation et de recherche, les enseignants-chercheurs,
pris individuellement et collectivement, deviennent les modèles de la confrontation généralisé, de la lutte de tous contre tous ou comment l’Université devient
un Appareil Stratégique Capitaliste (ASC)) dont les sciences humaines et sociales ne sont qu’un avatar à canaliser ou à éliminer.

Crise de l''Université, crise du savoir ?

M. François Vatin

sociologue du travail et sociologie économique. Université de Paris Ouest-Nanterre-la Défense - laboratoire IDHE / CNRS. A notamment publié : (avec Alain Caillé, Marcel Gauchet et als) Refonder l'Université française, La Découverte, 2010.

Le mouvement social de 2009 a révélé une grave crise de l''université française, latente depuis de nombreuses années.
Celle-ci se manifeste dans une chute des effectifs étudiants dans tous les cursus définis en termes de savoirs académiques: sciences "exactes" comme lettres et
sciences humaines. On peut lire dans ce phénomène une expression de la tendance générale au développement d''une représentation utilitariste des études,
comme du social en général. Ce n''est pas pour rien à cet égard si le mouvement de 2009 a pris la Princesse de Clèves comme icône.
Mais en rester à un tel constat serait oublier la caractéristique institutionnelle propre de l''enseignement supérieur français et les modalités particulières par
lesquelles, dans notre pays, se joue cette tendance. L''Université est en effet concurrencée en France par des formations à vocation professionnelle (publiques
ou privées), qui ont toutes pour caractéristique d''être sélectives à l''entrée. Le principe d''une large ouverture de l''Université permettant l''accès de tous au
savoir se retourne alors contre elle, puisque ne s''y retrouve pour une large part que des étudiants dont ce n''était pas le choix et qui sont contraints à cette
orientation par leur échec à l''entrée dans une filière sélective.
Sans un changement radical des "règles du jeu" dans la gestion globale de l''enseignement supérieur en France, c''est la transmission même des savoirs, c''està-
dire de la connaissance et de la culture, qui est mise en péril, puisque la logique du dispositif exclut de fait de l''université le public étudiant le plus à-même
de tirer profit de son enseignement. Mais pour contrecarrer cette tendance, il ne suffit pas de tenir des propos incantatoires. Sans doute les Humanités, et
particulièrement les sciences sociales, souffrent du mépris qu''ont pour elles maints décideurs politiques, qui ont rarement connu l''Université au cours de leurs
études. Mais l''enjeu est d''abord de convaincre les étudiants eux-mêmes et surtout les meilleurs d''entre eux de revenir vers l''Université pour y suivre une
formation générale. Cela ne pourra se faire sans une revalorisation symbolique de l''université dans sa concurrence avec les autres cursus d''enseignement
supérieur, laquelle nécessite de repenser tout l''enseignement supérieur français.

Débat

Mme Isabelle Bourgeois

(WEBSOURD-CASP)

M. Mathieu Hély

IDHE-Université Paris Ouest-Nanterre-la Défense

LES SCIENCES SOCIALES DANS LA CITE

Un droit à l’enquête ?

M. Sylvain Laurens

Enseignant-chercheur (Limoges)

M. Frédéric Neyrat

Enseignant-chercheur (Limoges)

Face aux normes morales et juridiques qui régissent le droit à la vie privée, le droit à la propriété
intellectuelle, le droit d’accès aux informations personnelles enregistrées sur support numérique, le sociologue et plus largement
tous les chercheurs en sciences sociales, se trouvent parfois dans l’obligation d’arbitrer entre leur droit légitime à l’enquête et les
droits des personnes enquêtées. Dans le sillage du colloque de Limoges sur le droit à l’enquête (2009) et la parution de «
Enquêter de quel droit ? », cette intervention se proposera de revenir sur les enjeux juridiques et éthiques soulevés par le travail
sociologique. Elle sera l’occasion de faire le point sur les devoirs et les droits que peuvent faire valoir les chercheurs en sciences
sociales face à une juridicisation croissante des rapports sociaux qui pourraient menacer à terme leur autonomie.

Quelles innovations éthiques dans les investigations sociologiques à dimension internationale ou européenne ?

M. Abou Ndiaye

(ARESS)

M. Olivier Vasseur

(ONERA)

Le rapport
mondial de l’Unesco "Vers les sociétés du savoir" insiste sur la nécessité de refonder une éthique pour orienter les sociétés du
savoir en devenir, une éthique de la liberté et de la responsabilité dans la perspective d’une véritable éthique du futur. La charte
européenne du chercheur indique que les chercheurs doivent adhérer aux pratiques éthiques reconnues et aux principes éthiques
fondamentaux de mise dans leur(s) discipline(s), ainsi qu’aux normes éthiques étayées par les différents codes d’éthique
nationaux, sectoriels ou institutionnels. Indépendamment des réflexions et travaux portant sur l''élaboration d''une charte
déontologique au sein de l''Association Française de Sociologie, on peut constater que les appels d''offre européens ou de l''ANR
exigent de plus en plus la prise en compte des conséquences sociétales des recherches financées et des aspects éthiques. Cette
exigence de la prise en compte de la dimension éthique dans les recherches européennes implique concrètement des innovations
tant théoriques que pratiques dans le domaine de l''éthique. Ces innovations sont notamment issues des réflexions communes des
partenaires européens sur l''éthique, des questionnements sur l''acceptable en fonction de l''histoire culturelle et des différentes
pratiques des enquêtes. Il en résulte alors une perspective controversée de construction de postures éthiques européennes. A
partir de leur expérience en tant qu''experts éthiques dans un projet européen regroupant cinq pays, les auteurs proposent une
discussion sur la problématique de l''implication des aspects éthiques dans la gestion des projets internationaux (européens,
bilatéraux…) en sciences sociales.

La production de connaissance sous contrainte : sociologie et expertise en entreprise

M. Xavier Zunigo

Technologia

Les expertises pour les Comités d''Hygiène
de Sécurité et des Conditions de travail dans les entreprises de plus de 50 salariés font fréquemment appel à des sociologues. Ces
derniers ont pour mandat de produire une connaissance objective sur l''organisation en mobilisant les outils traditionnels de la
discipline (questionnaire, entretiens, observation). Cependant, le contexte de production de ces connaissances exerce une forte
influence sur le travail sociologique. Les sociologues interviennent en effet dans des rapports de forces, plus ou moins
conflictuels, entre direction et instances représentatives du personnel dont ils deviennent rapidement partie prenante. Ils font ainsi
l''objet de tentatives d''instrumentalisations diverses de la part des deux bords. A quelles conditions la pratique de la sociologie
reste-elle possible dans un univers où les enjeux pratiques l''emportent sur les enjeux cognitifs ? Quelles stratégies le sociologue
peut-il déployer pour répondre à la demande sociale tout en maintenant un niveau d’exigence proche des normes de la
discipline ? Quel rôle finalement joue-t-il ou lui fait-on jouer en le laissant pénétrer dans des arènes sociales difficilement
accessibles à la recherche scientifique ?

Débat

M. Dan Ferrand-Bechmann

université Paris 8/CASP

M. Romain Pudal

IDHE-Université Paris Ouest-Nanterre-la Défense

REFORMES ET ENSEIGNEMENTS EN SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES

La place de la sociologie dans l’enseignement des SES au lycée

Mme Marjorie Galy

(APSES)

La refonte en cours des programmes d’enseignement des SES au lycée traduit une rupture avec l’esprit fondateur de cette discipline,
qui suscite une forte mobilisation dans le monde enseignant et universitaire. A la faveur d’un certain durcissement des frontières
entre disciplines, en rupture avec l’esprit fondateur de cet enseignement, l’approche sociologique s’y trouve en partie reléguée. Des
thèmes structurants pour la compréhension des économies et des sociétés contemporaines disparaissent en seconde, et ne sont
réintroduits que très tardivement dans le cursus lycéen, comme c’est le cas des notions de classes sociales ou de culture. L’approche
des questions relatives au travail et à l’emploi fait par ailleurs assez peu de cas du regard de la sociologie sur ces questions. Ces
évolutions rappellent la nécessité d’un dialogue étroit entre enseignants du secondaire et du supérieur, qui tienne compte de la
spécificité des démarches pédagogiques des SES et de l’enjeu qu’elles représentent pour l’avenir de la sociologie en France.

La menace institutionnelle pesant sur les disciplines des SHS

Mme Maryse Bresson

Sociologue des précarités et de l'intervention sociale, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines - Laboratoire Printemps. A notamment publié : Sociologie de la précarité, A. Colin, 2010 (ré-ed.)

L’intervention que je propose portera plus particulièrement sur le premier axe à savoir la menace institutionnelle pesant sur les
disciplines des SHS (entre autres Humanités). J’apporterai ma contribution sur ce thème à partir d’éléments d''auto-analyse de mon
expérience : après l’éclatement en quatre composantes de l’ UFR Sciences sociales et humanités à l’Université de Versailles Saint-
Quentin-en-Yvelines en 2010, je suis en effet devenue directrice d''une UFR des Sciences sociales, à périmètre restreint, dans des
conditions difficiles de recomposition et de redéfinition des liens entre disciplines et avec les services centraux de l’Université ; ces
mutations ont également eu un impact sur le projet de master « Métiers de l''enseignement et de la formation en SES », dont
l''ouverture a été reportée. Dans ce contexte, je suis directement confrontée à des formes plurielles, exogènes et endogènes de mise en
danger et de menace institutionnelle sur les humanités. Au-delà du témoignage, j’esquisserai des pistes pour l’analyse, à partir d’un
parallèle entre les mutations observées pour les humanités dans le secteur de l’enseignement supérieur et les mutations du secteur de
l’intervention sociale, qui est mon champ habituel de recherche

Usages des sciences sociales en période de réformes

Mme Vérène Chevalier

Sociologue en STAPS, Université de Paris 12 (dite UPEC) / Centre Maurice Halbwachs, ASES et SLR. A notamment publié : http://www.liens-socio.org/Les-categories-sociales-et-leurs, http://www.liens-socio.org/Excellences-sportives-Economie-d.) : Usages des sciences sociales en période de réformes.

J’aborderai les usages des sciences sociales en période de réformes. Mon intervention assumera la posture engagée d’une
sociologue, élue dans un CA d’université, sous la forme d’un témoignage adossé à une « participation observante ». A partir de la
mise en regard de quelques cas typiques débattus en CA, j’illustrerai la manière dont les sciences sociales peuvent être tour à tour
instrumentalisées pour accompagner ces réformes, ou récusées dès lors qu’il s’agit d’y recourir pour questionner les effets de leur
mise en oeuvre dans des situations concrètes. Face à une logique gestionnaire qui accapare nos savoirs, c’est leur composante
réflexive qui semble s’effacer. Cette expérience donne à réfléchir sur la légitimité accordée à nos professions, du moins si l’on
considère mon expérience à l''échelle concrète des transactions locales comme une sorte de révélateur généralisable à l''ensemble des
usages faits de nos savoirs et de nos expertises à l''échelle macro-sociale.

Face à la crise que traverse l’université et les humanités

Mme Sophie Dalle-Nazébi

(WEBSOURD-CASP)

Isabelle Bourgeois et Sophie Dalle-Nazébi (WEBSOURD-CASP)
Face à la crise que traverse l’université et les humanités, diverses initiatives sont menées à la fois pour poursuivre la transmission
d’une posture, d’un type de questionnement et de savoirs faire propres aux sociologues, et pour ouvrir les perspectives d’emploi des
étudiants de cette discipline. La création de Master Pro visant à préparer les étudiants en sociologie à travailler dans d’autres
cadres que les établissements scientifiques de recherches publiques (ESRP) relève de cette démarche, de même l’organisation de
débats sur la manière dont les compétences sociologiques peuvent être mobilisées dans d’autres métiers ou espaces de travail
(APSE, 2010). Pourtant un divorce apparaît aujourd’hui entre les discours tenus sur le travail des sociologues non statutaires dans
une ESRP et la réalité, très diversifiée par ailleurs, de leurs pratiques. Cette intervention, s’appuyant sur les échanges au sein du
CASP (Comité d’Action des Sociologues Professionnels/ de Profession), est destinée à mettre en évidence et à décrire à grands traits
cette diversité des statuts, cadres de travail, et postures de recherches de ces sociologues. Elle entend alimenter la réflexion sur les
formations universitaires pouvant davantage préparer aux conditions d’exercice de la sociologie au milieu de non sociologues, à la
fois dans leurs dimensions intervention et recherche

Débat

Mme Anne Bory

CLERSE-Lille 1

M. Serge Bernard

chercheur associé, ICOTEM-Poitiers, EXPERICE Paris 13