Yves Bonnefoy, Patrick Werly Yves Bonnefoy, en cohérence avec son univers poétique et sa conception de la présence, n'accepte pas d'être filmé. Aussi, pour respecter ce choix, nous nous proposons l'enregistrement uniquement audio de son intervention
Production : Université de Strasbourg
Réalisation : Colloques et Conférences
description de la session :
Hommage à Tony Harrison
Palais du Rhin, salle des fêtes, 2 place de la République
Avec Tony Harrison, Cécile Marshall et Andrew Eastman.
Séance animée par Vladimir Fisera.
Lectures par l’auteur et Fred Cacheux.
Pressenti à la mort de Ted Hughes en 1998 pour lui succéder au poste de poète de la Reine (Poet Laureate), Tony Harrison le refusa avec éclat. Est-ce cette gloire officielle qui a manqué à Harrison pour être célébré en France à sa juste grandeur ? Est-ce sa personnalité hors norme, son engagement à l’extrême-gauche de l’échiquier politique du Royaume, son talent multiforme : poète, dramaturge, cinéaste, traducteur, grand reporter ?
Poète prolétarien et helléniste distingué, pourfendeur du thatchérisme puis du blairisme et républicain déclaré, Tony Harrison détone, déroute. Une sorte de Pasolini d’outre-Manche ? Mieux encore : l’un des écrivains les plus originaux, les plus puissants et les plus tendres de l’Europe d’aujourd’hui : « Poésie en colère, sans concession, militante, elle est marquée d'un humanisme passionné qui croit en la libération par l' ‘‘éloquence’’, c'est-à-dire par la voix qui parle d'au-delà des différences » (Michel Rémy).